mercredi 13 juillet 2016

le tâtonnement du temps






  Des ruines d’Agobio je prends ces notes en écoutant la brise.
  Je m’étonne encore de la perfection des champs de blé à l’horizon desquels se dressent des mas de pierre, une chapelle à demi écroulée. Vers le petit étang, l’air est plus frais, on y entend d’autres bruissements, des ruissellements dans la sécheresse. Ici les chênes ont poussé. Il y aura bientôt un bois sur le chemin des Terres Hautes. On restaure la maison où à l’époque des vendanges des étrangers faisaient leur campement, un chien la renifle en passant. Je sais que le garde-chasse ne se tient pas très loin. A-t-il été de ceux qui confisquaient l’âne pour le bois tombé et ramassé en fraude ? Tôt le matin il cueille de l’esparcette et des tiges de sainfoin. En mesurant ses gestes, il essuie son couteau sur ses poches de velours et revient par le chemin qui mène à sa demeure, un chien au poil mêlé de gris l’accueille devant la porte.

  Je me répète qu’il me faut accepter le tâtonnement du temps sur le corps du présent.
Muriel Daumal. Miramont d'Oxymore ou La folie Miramont (extrait)

mardi 14 avril 2015

Ernestine



-         Elle est folle cette enfant ! Elle embrasse la terre !

  C’est ainsi que Blanche parla d’Ernestine, sa fille, lorsqu’elles arrivèrent dans la maison de la côte. De la maison, Ana ne se souvient pas. Elle ne se rappelle que le jardin. Infesté de capucines et d’arums comme plus jamais elle ne devait en voir, il cachait sous un figuier une petite construction où elles allaient répondre, un peu craintives, aux nécessités de la nature, un cabinet. De là, on entendait la mer, celle qui ourle, violette, le pays interdit.

« Elle embrasse la terre ».

 De cet originaire baiser, Ernestine garde le souvenir tandis que les années déjà la confinent du lit au fauteuil de rotin et du fauteuil à la table, grande, trop grande, où la gouge de l’artiste incrusta la nacre dans l’ébène et dessina des guirlandes qui n’auraient jamais le parfum des lys du jardin.

  Ernestine n’aimait pas l’école. Elle embrassa la terre. Elle fut curieuse des bruissements d’élytres et des pontes multiples sur le revers des feuilles. Elle écouta la patience des bêtes qui vinrent loger sur les bâtons qu’elle enfonçait dans la terre nue et dont, toujours, jaillissaient des demeures, calices, cupules et ombelles que la rumeur du monde faisait frémir. Chats, chiens, oiseaux venaient dans cette jungle entretenue pour y trouver refuge et nourriture, amour et liberté.

  Pour lire ce monde-là, Ernestine qui se croyait aveugle n’avait guère besoin de lunettes. Rien ne l’aurait empêchée d’entendre sur les cosses et au cœur des drupes la machinerie perpétuelle des mutations, l’invisible labeur des chenilles au fond des labyrinthes de soie que des « arianes » perverses, ses nièces en visite, s’amusaient à défaire tout en poussant de petits cris scandalisés. Plus tard, dans son laboratoire, penchée sur le binoculaire, elle épluchait sans cesse des caroubes et préparait des niches pour les larves. Pendant que les insectes forniquaient dans la tiédeur des alvéoles et qu’Ernestine comptait sans cesse les mâles et les femelles, elle ne voyait pas que de grands bipèdes aussi se reproduisaient et que le temps passait, et qu’il était si tard. Ernestine ne mit au monde que des milliers de teignes. Elle les éleva et puis un jour il fut trop tard. Ana était juste "son enfant d'espoir".

-         Parle, Ernestine, parle je t’en conjure.

  Ernestine se tient hors du fracas, et pourtant certaines nuits, elle graisse le cuir de godillots sans âge et se dirige vers les ravins pour reprendre les couteaux qui tombent de la poche de braconniers d’une espèce ensauvagée, de ceux qui glissent vers les douars aux heures du sommeil. C’est son désert à elle. Elle jette les couteaux au fond des puits, et sur chaque rocher, elle laisse une timbale d’eau, jusqu’aux terres arables, vers la Mitidja, où elle écrit, en lettres démodées, sur des ardoises : Terre et Liberté.


La Paix d'Izri. 2002

lundi 30 mars 2015

Henriette, la mère



 Henriette, sa mère, avait dû être modiste, du moins à ce qu’on disait, ou couturière, ce souvenir était plus sûr. A l’opéra, elle cousait quelquefois l’ourlet d’un figurant, retaillait les corsages et piquait des œillets aux boutonnières des galants. Elle vivait comme dans un univers de foire, parmi les bimbeloteries du magasin des accessoires, rien ne la prédisposait à l’opéra mais il lui arrivait de remplacer une des nymphettes quand elles disparaissaient au bras d’un vieux monsieur.
 Adèle se souvenait précisément de ces nuits-là et elle imaginait qu’Henriette brûlait les planches. Elle la voyait comme sur cette photo un peu crémeuse, pas même sépia, qu’elle avait obtenue on ne sait comment, la seule qu’elle eût jamais de sa mère et qu’elle garda longtemps après la mort d’Henriette, cachée dans une poche de son tablier bleu.
  Henriette dansait dans le sérail. Ce n’était pas la plus belle, ni même la plus gracieuse mais pour une brève figuration elle faisait l’affaire. Elle portait sur les hanches une jupe de tulle mou qu’elle aurait voulu pâle, deux coques brodées de strass emprisonnaient ses seins et un bandeau d’argent lui enserrait les tempes, étirant davantage des yeux qu’elle avait en amande. Elle allait les pieds nus, il faisait froid, elle suait sous les feux de la rampe.
 Adèle, ces nuits-là, la regardait partir avec ses lèvres rouges et ses yeux noirs de khôl, puis elle s’asseyait seule, entre les robes et les vertugadins du magasin des accessoires. Il y avait des jupons à cerceaux, des corselets brodés, des voiles, des capes et des manteaux, et tout était étiqueté, aligné sur des cintres. Cela sentait la poudre et la sueur, une âcre odeur d’apprêt lustré de crasse, le remugle douceâtre des lieux trop renfermés.

 Elle s’endormait et le parfum de sa mère la réveillait, il était temps d’aller se coucher.

Muriel Daumal, Adèle, les chemins.

mercredi 25 mars 2015

Elvire, la grand-mère



 Adèle détestait Elvire, cette grand-mère qui, cependant, la fascinait, qui s’entourait de tarots et de cartes où des êtres mi-hommes mi-bêtes chevauchaient les étoiles, bandaient des arcs redoutables, dessinaient un dédale de flèches aux noms de constellations incroyables et qui lui demandait d’une voix terrible :
-         Pruneau ! du café !
  Un animal, une espèce de chien, suivait Elvire en haletant. Il avait la couleur de ses cheveux et il pissait voluptueusement au pied des lits tout en crachant un asthme de vieillard. Elvire lui disait :
-         Eh, toi !
  Il ne la lâchait pas, il n’avait pas de nom et se roulait de puanteurs et de râles quand elle lui grattait le ventre, le soir, en mâchonnant une pipe que son amant, son tigre d’opéra, ou son rat de navire, allez savoir, lui avait appris à fumer.
-         Il faut aimer les bêtes, Pruneau.
-         Ta saleté de chien !
  Elle fendait les yeux en tirant une bouffée et disait d’une voix rauque, à peine audible :
-         Quand on ne commande pas aux bêtes, on ne sait pas aimer les hommes.
  Elles mangeaient les pourpiers, les épinards sauvages et les chardons qu’Elvire allait couper.

 Sauge, aigremoine, mélilot…Noneta no’m faces plorar.

  Elvire exigea même qu’Adèle proposât au marché des bottes de pariétaire qu’elles s’efforçaient de cueillir le long des murs du cimetière, ceux que les chiens n’approchaient pas. Sur les chemins, Elvire flairait la nigelle et le coquelicot, récoltait les capsules pour recueillir les graines qu’elle pétrirait avec le pain.

 Sauge, aigremoine, mélilot…

 Adèle ne disait rien, elle ne posait aucune question pour retenir des noms qu’Elvire de toute façon ne savait pas, elle apprenait seulement à trouver la roquette pour la mêler aux tendres feuilles de sisymbre et à garder pour elles les rares feuilles des nombrils de Vénus qui ne poussaient qu’au creux des pierres humides, en contrebas d’une belle maison qui confisquait toutes les sources de la région. Elvire connaissait les plantains qui curent des vipères et les bourraches des bronchitiques, tandis qu’Adèle enfilait en colliers leurs fleurs bleues trouées de langues noires.

 On dit que la grand-mère, celle de l’avant d’avant, a couché dans son lit avec un long serpent. 

 On la soupçonna même de voler des nénuphars dans les bassins publics pour calmer des ardeurs que l’âge n’avait su adoucir et qu’elle accompagnait de tangos éraillés qui glissaient vertigineusement vers les collines, jusqu’à la solitude des dernières pierres. Là, des filaments de nuages défilaient en silence, il n’y avait rien à ramasser, il suffisait de regarder.
-         Quand je mourrai Pruneau, tu garderas mon châle et ma cuiller, et tu feras tourner Carlos Gardel. Ne laisse rien à ces curés, et pas une messe. Juste un oeillet, et à côté de ta mère. Je préfère pourrir sans leur bénédiction.

Muriel Daumal. Adèle les chemins. 1983

mercredi 4 février 2015

combien de mots faudra-t-il taire ?



Marquis de Santillane.  2015, les mules sont muettes.

dimanche 16 mars 2014

noué

Avons marché dans le lit de la rivière pour voir ce que les crues ont charrié. Aux branches des saules et des osiers, les eaux tissent des liens échevelés.
 Sur les ridules des limons et des sables, traces de loutres et de sangliers, quelque marbre déposé, venu de sommets enneigés.
                                                             (chanvre, mélèze)

dimanche 26 janvier 2014

les quinze (4)

Poursuite de l'oeuvre dispersée.
Jeu de piste ou jeu de l'oie sur l'échiquier des vies et des saisons.








Sans doute d’avoir tant marché, les mules sont fatiguées. Longue fut la traversée. Mers, sables et marigots, où il fit faim, où il fit soif.
 Du message qu’elles portaient soigneusement enroulé dans les phylactères, il ne reste que des lambeaux dont voici encore les vestiges. Les derniers.
 Et les Quinze ? direz-vous. Dispersés, après qu’un coup de dé les eut rassemblés, ils ignorent tout les uns des autres, et l’auteur, ce traître, cet imposteur, ne dira rien du projet qui lui fit jeter le cornet sur son tapis de jeu. Aux oubliettes désormais, l’auteur. A moins qu’il ne retourne à la case départ, aussi usées que soient ses mules. Il est long le chemin qui mènera au jardin.

                                                                                                   Muriel Daumal

mardi 5 novembre 2013

les quinze, 3



Les Quinze. 3

 Les mules du courrier ont encore du retard. Elles ont laissé passer le dernier solstice et l’équinoxe et n’ont rien apporté. Tout a bien décliné à l’horizon et les jours s’assombrissent.
 De quinze qu’ils étaient, ils ne sont plus que douze dans la cordée : le hasard les avait désignés, le silence semble les disperser.
 Au lieu dit d’une des cartes, la main qui a jeté les dés -ou peut-être tiré les cartes-, cette main sismographe au bout de laquelle tremble une aiguille, a plongé sous les sables. Elle en a remonté des lambeaux. Oui, il y eut « quelque chose »… De ces lambeaux, on ne sait retrouver ni l’envers ni l’endroit : dans quelle langue écrit-on en ce lieu ?
 « On ne comprend rien », « où est-ce que ça mène tout ça ? »
Mais faut-il que « ça mène » pour tracer quelque chose ?

vendredi 10 mai 2013

robe de soi(e)





Robe de soi(e).

Tu la voulais ta robe de soie, robe de bure, trempée à l’encre des saisons, à la sueur des chemins. Et la voici qui papillonne, déchirée il se peut, mais encore frémissante. « Dans l’ourlet, il y a une pierre de jade », avait dit l’autre moi, la chance, c’était ce qu’elle avait dit, la chance, comme un caillou dans la chaussure. Elle est tombée dans le champ d’anémones, écrasée sous le pied d’un chasseur.

 Tu les voulais tes ailes couleur du temps. Les voici qui s’écaillent et bientôt ne poudroieront plus que de poussière, à peine soulevées par le vent.

 Je la voulais ma robe de moi, dans son jus, sa splendeur, et je la porte au-delà de ma voie.



Muriel Daumal. Avril 2013



dimanche 28 avril 2013

cartes de désorientation





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Les Quinze (2). Après l’équinoxe.

 Les mules du courrier ont du retard. Elles ont dû traverser le grand marigot. Les grenouilles font un tel vacarme à présent que Macario a bien du mal à les écrabouiller, il a de quoi soliloquer.
Au solstice d’hiver, de Quinze qu’ils étaient, peut-être ne sont-ils plus que treize. Comment savoir ? Certains avouèrent qu’ils n’avaient rien compris, d’autres ne répondirent pas. L’une se hasarda à appeler pour dire qu’en tout cas le quinzième -le traître- n’était pas chez eux. Un autre jura que Daumal était passé par là.
 Qu’importe ? Enfoncés jusqu’aux genoux dans la fange du marigot, ils errent, tournés vers Port aux Singes, ce nord magnétique où les poches sont si bourrées de money money que toutes les aiguilles s’affolent.
Pour leurs chemins de traverse, une carte confiée aux mules de la Poste, du moins un fragment de ce qui fut ou pourrait être un territoire, et pour leurs déchirures, des fils cousus à petits points.
 Voyageur insensé, l’un des Quinze veille et tire les cartes. Ne laissons pas la place aux diseuses de bonne aventure, aux faiseurs de miracles. Cherchons encore.

Muriel Daumal 

Sur nos déchirures cousons à petits points.L'envers valait l'endroit.

Support ivoire 21x14.5, étoffes et fils de soie teints par fermentation végétale, chemise de nuit de coton piétinée et maculée de taches indélébiles, sachets de thé, cartes IGN repeintes.


mardi 22 janvier 2013

Libraire ambulant

Des caisses forment bibliothèque. Elles sont empilées autour d’une planche posée sur des tréteaux contre la camionnette. C’est jeudi. Le ciel est dégagé, les neiges commencent à fondre sous le soleil qui sent venir les souffles de mars. Il est là, le libraire ambulant de Ceillac. Mauvais cheveux, mauvaise peau qui desquame et qui lui donne le teint gris. Il n’a pas lu tous les livres, seulement les meilleurs, sans doute les plus rares. Il parlera de peinture et de poésie, d’hommes qui vivent non loin au milieu des troupeaux ou de croupes neigeuses, écrivent sur les pierres comme sur les nuages et publient quelquefois chez un éditeur si petit que son nom nous est inconnu.
 L'été, le libraire monte vers les alpages et reprend son habit de berger.

Muriel Daumal.

samedi 12 janvier 2013

mercredi 2 janvier 2013

le fil

 Au cours de tout ce temps, le fil aurait pu rompre, Ariane, que faisais-tu ?

*   *   *

Quinze, série de quinze petits formats qui partiront par la poste, collages, couture machine et main, soies teintes par fermentations végétales.


Les Quinze.
 Certes, tous n’avaient pas lu Tlön, Uqbar, Urbis tertius et tous ne se connaissaient pas. Les uns ne doutaient pas d’en être. Les autres se demandaient comment le hasard les avait désignés ou plutôt leur avait assigné cette place qui désormais serait la leur, ici, parmi les Quinze.
 Trois dés d’ivoire dans un gobelet de corne. Trois combinaisons : 3, 6 ,6 ou 4, 5, 6, ou encore 5, 5, 5. En soi déjà tout un prodige.
 Rien ne les avait rassemblés à ce jour sinon ce coup de dés.
 Cinq d’entre eux étaient la mémoire des pierres, neuf autres l’ombre de l’épée et celle du vent, les sentiers qui bifurquent, cet air de tango gisant sur les trottoirs de Buenos Aires et le quinzième le parfum de la trahison.
 Qu’importe ? Les voies ne sont-elles pas impénétrables ?
 Ils recevraient tous l’héritage : à chacun un coupon rescapé du naufrage, et le fragment d’une carte, peut-être un continent.
 Certes, tous n’étaient pas des arpenteurs de Babel l’incommensurable, mais voilà que le sort en faisait les dépositaires de coordonnées qui échapperaient aux satellites, aux grands calculateurs.
 C’était cela. Parmi tous les possibles, ceux-là n’étaient pas des calculateurs, voilà ce que le gobelet disait. Et leur tâche à présent serait de retrouver le continent.

 Muriel Daumal. 1er janvier 2013



dimanche 28 mars 2010

installation 27 mars 2010





BUISSON



L’exubérance est devenue buisson.
Urbaine, elle serait modeste pariétaire à la jointure du bitume. Champêtre, cuscute sur les bruyères de la lande. Semblables l’une et l’autre dans leur commune résistance, je les regarde avec le même étonnement.
J’ai beaucoup contemplé l’abondance des feuillages et les lacis de la ramure. Sans relâche, me contraignant à ne pas lever la mine, j’ai crayonné de ma main sismographe les enchevêtrements que la myopie souvent me dérobait. Il y a longtemps, il y eut bien des aquarelles, des éblouissements, des frémissements, de la lumière par omission sous les bouleaux des bords de Marne. C’étaient des signes d’élégance mais pas un questionnement.

Parce que la nature me laisse sans espoir, l’exubérance est devenue buisson. Référence volontairement mutilée à Moïse qui voit le buisson flamber et point se consumer, moi, je vois ceux qui se consument et je n’entends aucun nom. Deus sive natura. A moi ni l’un ni l’autre ne parlent. Et si j’ai renoncé au papier et aux collages, si facilement séduisants, si j’ai choisi la toile, qui me résiste, c’est parce qu’elle ne me « répond » pas. Chaque coup de pinceau est la question que je pose, l’ordre que j’intime, moi qui devrais courber la tête : Réponds, réponds-moi donc !

Muriel Daumal.

samedi 20 mars 2010

"exubérance végétale"









Florilège d'éléments qui seront proposés lors de l'exposition.
Buisson. C'est sous ce titre que je détourne le thème de l'exposition. Référence tronquée, mutilée, au Buisson Ardent. Métaphore de la quête et du silence. Paradoxe du représentable et de l'invisible. Image de la solitude qui apostrophe.
A moi, Il ne parle pas.
Lianes. Ces petits formats sont une plongée dans le magma de la matière. J'y ai réintroduit la notion d'histoire. Après avoir découpé un très vieux livre sur la sexualité des plantes expliquée aux enfants, j'ai recomposé l'obscur travail de fécondation et de germination.

6x6, pastels à l'huile, acrylique et collages sur papier recyclé. Plusieurs séries de ces très petits formats sont présentés sur bandes (lianes) de tarlatane.


15x15, séries acrylique et pastels à l'huile sur bandes de tarlatane.





17x17, séries de pastels à l'huile, acrylique et collages sur papier recyclé, présentés sur bandes de tarlatane.





55x55. Buisson. Série de 15 huiles ou technique mixte sur toile.